Début mars 2008. La société Ikea s’est vue contrainte de payer 450 000 euros d’amende suite à une ouverture de leur magasin de Pontoise trois dimanches consécutifs en novembre 2007. (source LCI.fr ) Ce cas n’est qu’un exemple parmi tant d’autres : de nombreuses autres enseignes ont du payer des amendes suite à une ouverture dominicale de leurs commerces. Pour exemple, la plupart des magasins Virgin de Paris préfèrent même payer régulièrement une amende plutôt que de fermer leurs portes ce jour là. Faut il autoriser l’ouverture des magasins le dimanche ? Le débat semble toujours d’actualité, et divise l’opinion des français. Selon différents sondages, si 55 à 70% des français sont favorables à une ouverture dominicale de leurs magasins préférés, 75% de ces mêmes personnes ne veulent pas travailler le dimanche, jour qui représente à leurs yeux un jour essentiel de la semaine, consacré au repos, à la vie de famille et aux loisirs. En réalité, d’après Robert Rochefort, directeur du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc), « l’opinion publique est schizophrène, contradictoire et volatile ». En effet, en avril 2006, 75% des franciliens sont favorables à une ouverture des magasins le dimanche (étude Ipsos) et trois mois plus tard, en juin 2006, 75% des français s’opposent à toute ouverture (étude BVA). Ce comportement incertain s’explique par le fait que le consommateur et le travailleur sont souvent une seule et même personne. Mais que dit concrètement la loi sur l’ouverture dominicale? Pourquoi l’ouverture dominicale des magasins est plus problématique que l’ouverture d’une scierie par exemple ? Quelles propositions offrent l’Etat ? Lire l'article
Pour relever le pouvoir d’achat des Français, le gouvernement a mis en place une loi permettant de racheter les jours de RTT non pris en 2007. Les salariés dont l’entreprise est passée aux 35h pourront donc demander à se faire payer les jours de RTT, non pris en 2007. L’opportunité de ce texte est de permettre à un salarié de négocier de gré à gré avec son employeur le paiement de jours de RTT non pris. Ce que jusqu’à présent, il ne pouvait pas faire. En revanche, la possibilité de rachat de jours de RTT existait grâce aux dispositifs de CET (compte épargne temps). Simplement, ils exigeaient la signature d’accords collectifs. Ainsi, la loi n° 2008-111 en faveur du pouvoir d’achat est parue au journal officiel le 8 février 2008. L’essentiel de ses mesures est applicable depuis le 11/02/2008. Une circulaire du 12/02/2008 précise les procédures. ( suite )
Merci beaucoup pour cet article tout à fait éclairant et exhaustif sur la question!
RépondreSupprimer