Le suicide de plusieurs salariés, dans la société Renault notamment, semble avoir relancé le débat de la souffrance au travail. Les situations financière et de forte concurrence de Renault l’ont amené à faire évoluer ses méthodes de travail, méthodes qui ont généré du stress et une surcharge de travail auprès des salariés. La priorité étant donnée au rendement. Un dossier tente de répondre à la question suivante : la souffrance au travail est-elle le mal inéluctable des entreprises ? Dans ce dossier, les auteurs s'intéressent aux principales manifestations de ces souffrances que sont le stress, le burn out et les harcèlements moral et sexuel et leurs conséquences pour les entreprises.
La rentrée sociale pour les directions des ressources humaines va se faire avec en toile de fond un maître mot : la pénibilité. Il va falloir la définir, la négocier ou à défaut planifier les mesures visant à réduire les facteurs identifiés. L’échéance de 2012 est proche et les pénalités dorénavant connues … Yvan Loufrani / ISC Paris La pénibilité au travail a été définie par le Rapport Poisson (2008) comme le « résultat de sollicitations physiques ou psychiques qui, soit en raison de leur nature, soit en raison de la demande sociale, sont excessives en regard de la physiologie humaine et laissent, à ce titre, des traces durables, identifiables et irréversibles sur la santé et l’espérance de vie d’un travailleur ». Pour l’Anact, il s’agit plutôt d’une usure professionnelle, d’un « processus d’altération de la santé lié au travail qui dépend du cumul et/ou de combinaisons d’expositions de la personne à des contraintes du travail qui peuvent être de natures diverses … ). Qu...
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