Accéder au contenu principal

Stages : emploi, rémunération, statut … la nouvelle réglementation

Le 24 février 2014, la proposition de loi visant à limiter le recours abusif aux stages et à améliorer le statut des stagiaires a été adoptée par l’Assemblée nationale. Toutes les dispositions relatives au stagiaire ont été refondues dans le seul code de l'éducation dans un chapitre IV intitulé : « Stages et périodes de formation en milieu professionnel ».
Le 29 avril 2014, elle sera examinée par le Sénat ou peu de modifications sont – à priori- attendues. Les contours de l’emploi de stagiaires sont dorénavant beaucoup plus précis. .

Les stages peuvent être effectués en France ou à l’étranger (1) du moment ou ils sont intégrés à un cursus pédagogique (2) avec une implication de l’établissement d’enseignement (3), ces derniers disposant désormais d’une action récursoire contre l’entreprise en cas d’accident du travail (4).
Les cas de recours  aux stagiaires sont strictement réglementés (5) et sont recensés précisément par leur inscription dans le registre unique du personnel (6).
Les droits des stagiaires sont alignés sur ceux des salariés (7) et leur gratification due dès le premier mois (8).
Les abus sont fortement réprimés : les organismes de formation sont systématiquement informés (9), les stagiaires pouvant demander (10) la requalification de leur stage en contrat de travail (10). Les sanctions administratives peuvent atteindre 2000 à 4000 euros par stagiaires (11).



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Rachat des jours de RTT

Pour relever le pouvoir d’achat des Français, le gouvernement a mis en place une loi permettant de racheter les jours de RTT non pris en 2007. Les salariés dont l’entreprise est passée aux 35h pourront donc demander à se faire payer les jours de RTT, non pris en 2007. L’opportunité de ce texte est de permettre à un salarié de négocier de gré à gré avec son employeur le paiement de jours de RTT non pris. Ce que jusqu’à présent, il ne pouvait pas faire. En revanche, la possibilité de rachat de jours de RTT existait grâce aux dispositifs de CET (compte épargne temps). Simplement, ils exigeaient la signature d’accords collectifs. Ainsi, la loi n° 2008-111 en faveur du pouvoir d’achat est parue au journal officiel le 8 février 2008. L’essentiel de ses mesures est applicable depuis le 11/02/2008. Une circulaire du 12/02/2008 précise les procédures. ( suite )

Qui ne dit mot ne consent … pas toujours !

A la lecture des décrets fixant les exceptions au nouveau principe que le silence de l'administration vaut accord, on peut être dubitatif sur la simplification annoncée haut et fort ! ______________________________________________________________________ On pouvait saluer le souci de simplification des relations entre l’administration et le gouvernement se traduisant par l’affirmation du principe que le silence gardé par l’administration vaut accord … Certes le silence vaut dorénavant accord dans un certain nombre de situations, mais à la lecture des exceptions figurant dans les décrets on recherche la simplification ! Avant de prendre une décision, il faudra vérifier : 1. Dans les tableaux fixés par décrets, si la situation n’est pas une situation d’exception, 2. Si la situation n’est pas une situation d’exception, vérifier que le silence vaut bien accord comme le veut le nouveau principe … Bon courage ! 1. Qui tacet consentire videtur ( qui ne dit mot c...

La trop grande familiarité du manager, une faute !

Lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il le convoque à un entretien et, suite aux explications du salarié, lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception. Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs évoqués par l'employeur ( L1232-6 du code du travail). C’est à ce moment-là que le salarié découvre ce qui lui est réellement reproché. En l’espèce, une faute grave. Quelle faute grave ? Sa familiarité avec ses équipes « comme en attestent de nombreux mails » qui le met« dans l'impossibilité de sanctionner les erreurs et manquements professionnels de ces dernières ». Une faute grave ? Certes non, pour son avocat, par sa généralité et son imprécision, un tel grief ne saurait bien évidemment fonder un licenciement, surtout pour faute grave ! Tel n’est pas l’avis de la cour de cassation qui casse l’arrêt de la cour d’appel de Lyon qui donnait raison au salarié et demande à ce que l’affaire soit rejugée par cette dernière autrement compo...